26/06/2014

[Communiqué de Presq] spécial




Publication des chiffres du chômage : mai 2014.


3 millions 388 mille 900 personnes étaient en mai dernier inscrites à Pôle Emploi, en catégorie A, c'est-à-dire sans aucune activité. ( +0,7 % sur un mois  )
Chaque mois, on ne parle quasiment que de la catégorie A. Le minisphère pense aux laissés pour compte : les demandeurs d'emploi des autres catégories. Et ils sont (très) nombreux aussi :

  • Catégorie B : ils étaient 662 700  en mai dernier. (+1%)
Ces inscrits à Pôle Emploi ont travaillé un petit peu le mois précédent : quelques heures, ou plusieurs jours... mais pas plus de 78 heures dans le mois. Le salaire de leur activité réduite est complété par Pôle Emploi (attention, après 15 mois de cumul, c'est terminé MAIS cette limite de 15 mois devrait disparaître avec la nouvelle convention en juillet 2014). Notez qu'ils restent "tenus d'accomplir des actes positifs de recherche d'emploi". En clair, de chercher un boulot.

  • Catégorie C :  968 600 personnes . (+0,3 %)
Eux aussi doivent accomplir des actes positifs de recherche d'emploi. Eux aussi ont travaillé, mais plus de 78 heures dans le mois et ils ne doivent pas dépasser 110 heures au risque de ne toucher aucune indemnité.

  • Catégorie D : 281 700  personnes. (-0,2 %)
Cette catégorie regroupe les personnes sans emploi qui ne sont pas disponibles, car en formation, en arrêt maladie, ou en congé maternité. Elles ne sont donc pas tenues de rechercher activement un travail, pendant cette indisponibilité.

  • Catégorie E :  393 800 personnes. (-0,2 % )
Non tenues de chercher du travail car considérées comme étant "en emploi".
Ce sont pour la plupart des bénéficiaires des fameux contrats aidés : contrats uniques d'insertion, contrats de génération et autres emplois d'avenir
Ces contrats aidés sont subventionnés par les pouvoirs publics et destinés aux personnes les plus éloignées de l'emploi ou ayant des "difficultés d’insertion professionnelle" :
les jeunes, les chômeurs de longue durée, ou encore les allocataires de minima sociaux


Et maintenant, on fait les comptes

  • A+B+C+D =  5 millions 301 mille 900  personnes inscrites à Pôle emploi.  Et même 5 millions  695 mille 700  si l'on ajoute la catégorie E...

  • N'oublions pas ceux qui ont été radiés administrativement par Pôle emploi. Ils sortent des listes le temps de leur radiation, mais restent des chômeurs. Ils étaient 44 700 dernier ( - 9,7 % sur un mois ) Pour en savoir plus sur les radiations administratives, lisez notre dossier.

24/06/2014

[Témoignage] "Pôle emploi, je ne les intéresse pas"

Mieux vaut être armé de patience face à Pôle emploi.
Dessin : L'Agenda d'Agathe

 

 

Nous avons reçu le témoignage d'un demandeur d'emploi qui se considère comme "l'un des grands oubliés de la République". Ses droits lui ont été retirés et il ne comprend pas pourquoi. Il a été menacé de radiation sans raison et il attend depuis des mois d'obtenir un rendez-vous avec un conseiller de Pôle emploi... Nous publions son témoignage tel qu'il nous a été envoyé. Un témoignage qui démontre à quel point il faut parfois être armé de patience et de courage face à la machine Pôle emploi.

Je pense qu’il est nécessaire de faire un petit historique pour comprendre ce récit. Début 2005, n’écoutant que mon courage, je me suis lancé dans une grande aventure, la création d’une société. Cette petite entreprise tournait bien, même trop bien. Je me suis dépensé sans compter pour la faire vivre. Et au bout de sept années, à bout de souffle et d’envie, j’ai vendu mon fond de commerce.

Après quelques mois de repos, j’ai donc décidé de reprendre une activité salariée. Juin 2012, je suis embauché par un lycée en contrat à durée déterminée. D’autres contrats ont succédé au premier et cela sans interruption jusqu’au premier décembre 2013, soit environ 18 mois. Ces divers contrats étaient à temps partiel. Ce lycée, privé, est géré par une association. Cette association gère plusieurs établissements scolaires. Mai 2013, la directrice de l’établissement où je travaille, me propose un second temps partiel dans un autre établissement scolaire. Les deux temps partiel vont former un presque temps plein. Tout était donc pour le mieux dans le meilleur des mondes.

J’ai eu donc, pendant une durée de 7 mois, deux contrats de travail donnés par le même employeur, l’association. Ces contrats se répartissaient de la façon suivante :  Divers CDD sans interruption avec une durée globale de 18 mois, 1 CDI qui court encore, la qualification sur les deux contrats étant la même.

Fin Novembre 2013, le CDD n’est pas reconduit. J’ai donc eu une perte importante de salaire. C’est sur le CDD que j’avais le plus d’heures. J’ai donc adressé un dossier à Pôle Emploi plein de confiance. Début Février, la réponse est tombée. Un CDI concomitant avec un CDD pour le même employeur et la même qualification  me retire les droits à l’ARE. Bon prince, le directeur de l’agence me conseille de faire une demande de RSA.

Je ne vois pas pourquoi je n'ai pas de droits sur cette période cotisée 

Surpris et après une lecture du règlement et des modes d’attribution de l’ARE (Je vous conseille cette lecture édifiante et soporifique), je n’ai trouvé nulle part mon cas de figure. J’ai donc envoyé en recommandé au directeur de l’agence Pôle Emploi, une réclamation concernant le bienfondé de cette décision. Il me semble avoir cotisé pour le chômage pendant 18 mois. Je ne vois pas pourquoi je n’ai pas de droits sur cette période cotisée. La réponse est revenue assez rapidement, confirmant la première décision, mais toujours sans préciser l’article du code d’attribution de l’ARE.

Entre deux, j’ai contacté mon agence pour un rendez-vous auprès d’un conseiller. Etant encore à temps partiel sur le deuxième établissement, j’ai précisé mes jours et horaires de travail, périodes que Pôle Emploi avait déjà, vu qu’ils m’ont demandé les contrats pour définir leur décision. Bien sûr, le rendez-vous proposé a été placé sur mes horaires de travail. Ne pouvant y aller, préférant travailler et gagner un peu de sous, j’ai appelé le fameux 3949 deux fois pour signaler que je ne pouvais me rendre au rendez-vous. A chaque fois, l’opérateur téléphonique m’a assuré que ma demande était prise en compte et qu’un nouveau rendez-vous allait être fixé. Je dois donc être naïf. 

 Deux jours après l’échéance, nouveau courrier pour me menacer d’une radiation. N’étant pas avare de recommandé, j’ai donc envoyé une bafouille assez sèche ainsi que le double du premier courrier ou je contestais la décision. Je dois préciser que face à un recommandé, l’agence Pôle Emploi n’est pas obligé de signer. Cela laisse ouverte la porte à beaucoup de laxisme. 

Cela fait 26 mois que je n’ai eu aucun rendez-vous de la part de Pôle Emploi

Je remarque aussi que le premier courrier, virulent, a causé cette menace de radiation. Nous sommes le 4 Février 2014. Je tiens à préciser la date. Encore bon prince, le directeur de Pôle emploi convient que je ne pouvais me rendre au rendez-vous et me garde dans sa grande maison. Il écrit aussi cette petite phrase : « Je vais demander à votre conseiller de fixer un nouveau rendez-vous, le plus vite possible ».  Nous sommes fin Juin 2014. Nous n’avons donc pas la même définition de la vitesse. Cela fait 26 mois que je n’ai eu aucun rendez-vous de la part de Pôle Emploi. Je ne les intéresse pas. Je ne leur coûte rien. Je fais donc maintenant partie des grands oubliés de la République.  Et pendant ce temps là, mes petites économies, issues de la vente de ma société, fondent à grande vitesse. Ma femme ayant un salaire modeste, et moi, un demi-smic, nous n’avons pas droit au RSA, même avec deux enfants.

Le médiateur me confirme que le responsable de l’agence ne lui communique pas les pièces de mon dossier.

Ne désirant pas en rester là, j’ai décidé d’écrire au Médiateur de Pôle Emploi. Cette personne m’a répondu assez vite. J’ai donc repris espoir. Le premier contact a eu lieu début mars. J’ai vite déchanté. L’agence ne transmet pas le dossier au Médiateur. Elle laisse traîner les choses, espérant certainement que je vais me lasser. 

Zut, je suis un têtu. Je ne lâche pas souvent. Le dernier mail du médiateur me confirme que le responsable de l’agence ne lui communique pas les pièces de mon dossier. Alors, ou le Médiateur me ment, ou le responsable de l’agence ne veut pas que ce dossier soit ouvert. Malgré mes mails fréquents, le Médiateur ne me répond plus. Il vient de basculer du côté sombre de la force. Je ne sais pas, je ne sais plus. Je sais seulement que la plus grande administration de France (5 Millions de chômeurs) vient de me torpiller.

Qui peut me sauver. J’ai donc décidé d’écrire à Dieu, délaissant ses saints. Réponse laconique de l’Elysée : Le Président ne peut interférer dans la décision d’un Médiateur. Voilà où nous en sommes. Le monde politique fait des effets de manche, l’Administration se terre derrière un code qu’elle écrit au fur et à mesure. La Justice est partie se reposer, terrassée par les affaires étouffées. La Fraternité n’existe presque plus, l’Egalité devient une utopie. Il nous reste la Liberté de nous taire. Tout cela parce que j’ai accepté un second travail et que j’ai désiré travailler un peu plus. Si j’avais gardé uniquement le CDD et refusé le CDI, Pôle Emploi m’aurait versé l’ARE et j’aurais touché plus. La situation est donc assez cocasse. Pôle Emploi préfère privilégier le non emploi. Je ne vois donc pas baisser le chômage rapidement. Pour conclure, je joins un petit texte qui définit notre société actuelle. Comprenne qui pourra. Je continuerai à me battre pour mes droits. Je vous le redis, je suis un têtu.

29/05/2014

[Communiqué de Presq] spécial




Publication des chiffres du chômage : avril 2014.


3 millions 364 mille 100 personnes étaient en avril dernier inscrites à Pôle Emploi, en catégorie A, c'est-à-dire sans aucune activité. ( +0,4 % sur un mois  )
Chaque mois, on ne parle quasiment que de la catégorie A. Le minisphère pense aux laissés pour compte : les demandeurs d'emploi des autres catégories. Et ils sont (très) nombreux aussi :

  • Catégorie B : ils étaient  656.400  en mars dernier. (-0,1%)
Ces inscrits à Pôle Emploi ont travaillé un petit peu le mois précédent : quelques heures, ou plusieurs jours... mais pas plus de 78 heures dans le mois. Le salaire de leur activité réduite est complété par Pôle Emploi (attention, après 15 mois de cumul, c'est terminé MAIS cette limite de 15 mois devrait disparaître avec la nouvelle convention en juillet 2014). Notez qu'ils restent "tenus d'accomplir des actes positifs de recherche d'emploi". En clair, de chercher un boulot.

  • Catégorie C : 965.400  personnes .(+2,3%)
Eux aussi doivent accomplir des actes positifs de recherche d'emploi. Eux aussi ont travaillé, mais plus de 78 heures dans le mois et ils ne doivent pas dépasser 110 heures au risque de ne toucher aucune indemnité.

  • Catégorie D :  282.200 personnes. (+0,9%)
Cette catégorie regroupe les personnes sans emploi qui ne sont pas disponibles, car en formation, en arrêt maladie, ou en congé maternité. Elles ne sont donc pas tenues de rechercher activement un travail, pendant cette indisponibilité.

  • Catégorie E :  394.700 personnes. (+0,6% )
Non tenues de chercher du travail car considérées comme étant "en emploi".
Ce sont pour la plupart des bénéficiaires des fameux contrats aidés : contrats uniques d'insertion, contrats de génération et autres emplois d'avenir
Ces contrats aidés sont subventionnés par les pouvoirs publics et destinés aux personnes les plus éloignées de l'emploi ou ayant des "difficultés d’insertion professionnelle" :
les jeunes, les chômeurs de longue durée, ou encore les allocataires de minima sociaux


Et maintenant, on fait les comptes

  • A+B+C+D =  5 millions 268 mille 100 personnes inscrites à Pôle emploi.  Et même 5 millions 662 mille  800 si l'on ajoute la catégorie E...
  • N'oublions pas ceux qui ont été radiés administrativement par Pôle emploi. Ils sortent des listes le temps de leur radiation, mais restent des chômeurs. Ils étaient 49.500 en avril dernier ( -6,6 % sur un mois ) Pour en savoir plus sur les radiations administratives, lisez notre dossier.

25/04/2014

[Communiqué de Presq'] spécial




Publication des chiffres du chômage : mars 2014.


3 millions 349 mille 300 personnes étaient en mars dernier inscrites à Pôle Emploi, en catégorie A, c'est-à-dire sans aucune activité. ( Stable : 0% sur un mois  )
Chaque mois, on ne parle quasiment que de la catégorie A. Le minisphère pense aux laissés pour compte : les demandeurs d'emploi des autres catégories. Et ils sont (très) nombreux aussi :

  • Catégorie B : ils étaient  656.800  en mars dernier. (+2,1%)
Ces inscrits à Pôle Emploi ont travaillé un petit peu le mois précédent : quelques heures, ou plusieurs jours... mais pas plus de 78 heures dans le mois. Le salaire de leur activité réduite est complété par Pôle Emploi (attention, après 15 mois de cumul, c'est terminé MAIS cette limite de 15 mois devrait disparaître avec la nouvelle convention en juillet 2014). Notez qu'ils restent "tenus d'accomplir des actes positifs de recherche d'emploi". En clair, de chercher un boulot.

  • Catégorie C : 943.400  personnes .(-0,3%)
Eux aussi doivent accomplir des actes positifs de recherche d'emploi. Eux aussi ont travaillé, mais plus de 78 heures dans le mois et ils ne doivent pas dépasser 110 heures au risque de ne toucher aucune indemnité.

  • Catégorie D :  279.800 personnes. (-1,3%)
Cette catégorie regroupe les personnes sans emploi qui ne sont pas disponibles, car en formation, en arrêt maladie, ou en congé maternité. Elles ne sont donc pas tenues de rechercher activement un travail, pendant cette indisponibilité.

  • Catégorie E :  392.400 personnes. (+0,5% )
Non tenues de chercher du travail car considérées comme étant "en emploi".
Ce sont pour la plupart des bénéficiaires des fameux contrats aidés : contrats uniques d'insertion, contrats de génération et autres emplois d'avenir
Ces contrats aidés sont subventionnés par les pouvoirs publics et destinés aux personnes les plus éloignées de l'emploi ou ayant des "difficultés d’insertion professionnelle" :
les jeunes, les chômeurs de longue durée, ou encore les allocataires de minima sociaux


Et maintenant, on fait les comptes

  • A+B+C+D =  5 millions 229 mille 300 personnes inscrites à Pôle emploi.  Et même 5 millions 621 mille  700 si l'on ajoute la catégorie E...
  • N'oublions pas ceux qui ont été radiés administrativement par Pôle emploi. Ils sortent des listes le temps de leur radiation, mais restent des chômeurs. Ils étaient 53.000 en mars dernier ( -8,3 % sur un mois ) Pour en savoir plus sur les radiations administratives, lisez notre dossier.

10/04/2014

[Témoignage] Moi, chômeur longue durée : parasite, pas rentable et fainéant ?

L'agenda d'Agathe

 

Le minisphère veut vous faire partager le témoignage de Michel, "un chômeur indigné mais pas résigné". Indigné par les redoutables idées reçues sur le chômage et les chômeurs. Indigné par les entreprises qui considèrent leurs salariés "comme des outils". Indigné par sa recherche d'emploi hyper-active qui ne débouche sur rien. "Vous n'êtes pas rentable" lui a dit sa conseillère Pôle emploi. Alors oui, Michel est indigné. Mais résigné, ça jamais.Voici son témoignage. Nous n'avons pas modifié une virgule.


Oui, c’est vrai je suis au chômage depuis un bon bout de temps. Lorsque je me suis retrouvé sans emploi, j’étais vraiment mal. Mon ancien employeur m’a pressé comme un citron, fait bosser comme un forcené.

Il m’a fallu des mois pour me remettre de ce gros burn-out. Et depuis que je ne travaille plus, je n’ai plus de crises d’angoisse, et j’arrive à respirer correctement.

Alors suis-je fainéant ? Suis-je un parasite ? Je ne pense pas, et je vous dirai pourquoi.

Premièrement, oui, je cherche un travail. Mais je cherche un emploi ou je peux aider les gens, mettre mon expérience au profit d’autres personnes. Je ne veux plus travailler pour des grandes multinationales qui considèrent leurs employés comme des outils qu’on peut jeter lorsqu’on en trouve plus aucune utilité. Mais oui, mon absence de diplôme ou mon âge fait que je ne reçois même pas une quelconque réponse. Même dans la multitude de salons de l’emploi que j’ai fait, je n’ai jamais pu obtenir un second rendez-vous.

De mon temps libre de sans emploi, je fais pourtant des tas de choses :

Depuis que je suis sans emploi, j’ai repris plusieurs formations,quand celle-ci ne sont pas refusées par Pôle Emploi par manque de moyens financiers ou que cette formation ne se trouve pas dans le même département ou région.

J'ai traversé mon pays à vélo en parcourant 3000 km à vélo et une remorque de 50 kilos en traversant 22 départements et déposer des centaines de CV dans 35 grandes villes de France.
Mais je suis fainéant..."je ne suis pas rentable" ce que m'a dit une conseillère de Pôle emploi.

Mais je suis fainéant…
J’ai fait quatre années de bénévolat, deux ans au Secours Populaire Français et quatre ans au Samu Social de la Croix Rouge Française de Reims, pour peut être décrocher un job et dans un deuxième temps mieux dialoguer avec mes concitoyens, aider les plus démunis, ceux et celles que la société de surconsommation, de stigmatisation, de division ou individualisme ont laissé sur le bord de la route.

J’écris, je me renseigne sur le monde et tente de faire partager mes découvertes sur les réseaux sociaux. Mais je suis fainéant…

Je me suis engagé dans des mouvements citoyens, comme par exemple une année en tant que conseiller de quartier et militant au syndicat CGT des privés d'emploi, pour faire avancer la société. Mais je suis fainéant…

Je me bats pour des causes, je vais manifester pour les droits de tout un chacun. Mais je suis fainéant…

Je suis disponible pour aider quiconque en besoin, ma porte étant tout bêtement ouverte pour toute personne qui ne fut-ce à besoin de parler. Mais je suis fainéant…

Ces cinq derniers points, je le fais bénévolement, sans demander une quelconque contrepartie financière. Je connais d’autres personnes qui sont le même cas de figure que moi, qui travaillent bénévolement, afin d’améliorer la qualité de vie de ses semblables.

Alors dites-moi, qui est-ce qui apporte une plus value à la société ? Des personnes dans mon cas de figure ; ou des personnes qui travaillent pour des sociétés, dont l’unique désir est de faire de l’argent, et s’affalent dans leur sofa le soir en s’abreuvant d’émissions télés les plus débiles les unes que les autres ?
Des personnes qui, sous couvert de l’anonymat d’internet, crachent sur des franges de la population (qu’ils soient chômeur, immigrés,ou autre) sur les forums et réseaux sociaux ? Ces mêmes personnes qui râlent constamment que le monde va mal , mais ne font rien ou ne proposent rien de concret pour améliorer les choses ?

Ou bien suis-je plus parasite qu’une bande de politiciens véreux qui demande à tout le monde de se serrer la ceinture, mais qui vient de s’attribuer des millions d’euros supplémentaires pour financer leurs partis ? Ou bien suis-je moins utile qu’un banquier qui spécule avec votre épargne et qui demande des milliards à l’état parce qu’il a tout perdu ?

Alors, au lieu de vous attaquer aux chômeurs qui seraient responsable de tous les maux, pourquoi ne pas vous attaquer à la source du problème ?

Signé : Un chômeur indigné et non résigné

PS: dernière convocation de Pôle Emploi juillet 2013

  •  Merci à Michel pour son témoignage et bonne route !

26/03/2014

[Communiqué] de Presq' spécial




Publication des chiffres du chômage : février 2014.


3 millions 347 mille 700 personnes étaient en février dernier inscrites à Pôle Emploi, en catégorie A, c'est-à-dire sans aucune activité. ( +0,9% sur un mois )
Chaque mois, on ne parle quasiment que de la catégorie A. Le minisphère pense aux laissés pour compte : les demandeurs d'emploi des autres catégories. Et ils sont (très) nombreux aussi :

  • Catégorie B : ils étaient 643.500  en février dernier. (-0,7%)
Ces inscrits à Pôle Emploi ont travaillé un petit peu le mois précédent : quelques heures, ou plusieurs jours... mais pas plus de 78 heures dans le mois. Le salaire de leur activité réduite est complété par Pôle Emploi (attention, après 15 mois de cumul, c'est terminé MAIS cette limite de 15 mois devrait disparaître avec la nouvelle convention en juillet). Notez qu'ils restent "tenus d'accomplir des actes positifs de recherche d'emploi". En clair, de chercher un boulot.

  • Catégorie C : 946.600 personnes .(-2%)
Eux aussi doivent accomplir des actes positifs de recherche d'emploi. Eux aussi ont travaillé, mais plus de 78 heures dans le mois et ils ne doivent pas dépasser 110 heures au risque de ne toucher aucune indemnité.

  • Catégorie D :  283.500 personnes. (+0,8%)
Cette catégorie regroupe les personnes sans emploi qui ne sont pas disponibles, car en formation, en arrêt maladie, ou en congé maternité. Elles ne sont donc pas tenues de rechercher activement un travail, pendant cette indisponibilité.

  • Catégorie E :  390.400 personnes. (+1% )
Non tenues de chercher du travail car considérées comme étant "en emploi".
Ce sont pour la plupart des bénéficiaires des fameux contrats aidés : contrats uniques d'insertion, contrats de génération et autres emplois d'avenir
Ces contrats aidés sont subventionnés par les pouvoirs publics et destinés aux personnes les plus éloignées de l'emploi ou ayant des "difficultés d’insertion professionnelle" :
les jeunes, les chômeurs de longue durée, ou encore les allocataires de minima sociaux


Et maintenant, on fait les comptes

  • A+B+C+D =   5 millions 221 mille 300  personnes inscrites à Pôle emploi.  Et même 5 millions 611 mille 700 si l'on ajoute la catégorie E...
  • N'oublions pas ceux qui ont été radiés administrativement par Pôle emploi. Ils sortent des listes le temps de leur radiation, mais restent des chômeurs. Ils étaient 57.800 en février dernier ( + 28,2% sur un mois ) Pour en savoir plus sur les radiations administratives, lisez notre dossier.

26/02/2014

[Communiqué] de Presq' spécial




Publication des chiffres du chômage : janvier 2014.


3 millions 316 mille 200 personnes étaient en janvier dernier inscrites à Pôle Emploi, en catégorie A, c'est-à-dire sans aucune activité. ( +0,3% sur un mois )
Chaque mois, on ne parle quasiment que de la catégorie A. Le minisphère pense aux laissés pour compte : les demandeurs d'emploi des autres catégories. Et ils sont (très) nombreux aussi :

  • Catégorie B : ils étaient 648.100 en janvier dernier. (-0,3%%)
Ces inscrits à Pôle Emploi ont travaillé un petit peu le mois précédent : quelques heures, ou plusieurs jours... mais pas plus de 78 heures dans le mois. Le salaire de leur activité réduite est complété par Pôle Emploi (attention, après 15 mois de cumul, c'est terminé). Notez qu'ils restent "tenus d'accomplir des actes positifs de recherche d'emploi". En clair, de chercher un boulot.

  • Catégorie C : 965.600 personnes.(+1,7 %)
Eux aussi doivent accomplir des actes positifs de recherche d'emploi. Eux aussi ont travaillé, mais plus de 78 heures dans le mois et ils ne doivent pas dépasser 110 heures au risque de ne toucher aucune indemnité.

  • Catégorie D : 281.300  personnes.(+1,1%)
Cette catégorie regroupe les personnes sans emploi qui ne sont pas disponibles, car en formation, en arrêt maladie, ou en congé maternité. Elles ne sont donc pas tenues de rechercher activement un travail, pendant cette indisponibilité.

  • Catégorie E : 386.500 personnes. ( +1,3%)
Non tenues de chercher du travail car considérées comme étant "en emploi".
Ce sont pour la plupart des bénéficiaires des fameux contrats aidés : contrats uniques d'insertion, contrats de génération et autres emplois d'avenir
Ces contrats aidés sont subventionnés par les pouvoirs publics et destinés aux personnes les plus éloignées de l'emploi ou ayant des "difficultés d’insertion professionnelle" :
les jeunes, les chômeurs de longue durée, ou encore les allocataires de minima sociaux


Et maintenant, on fait les comptes

  • A+B+C+D =   5 millions 211 mille 200 personnes inscrites à Pôle emploi.  Et même 5 millions 597 mille 700 si l'on ajoute la catégorie E...
  • N'oublions pas ceux qui ont été radiés administrativement par Pôle emploi. Ils sortent des listes le temps de leur radiation, mais restent des chômeurs. Ils étaient 45.100 en janvier dernier (-16,3% sur un mois, +133% sur un an !) Pour en savoir plus sur les radiations administratives, lisez notre dossier.