27/11/2014

[Communiqué de presq] spécial




Publication des chiffres du chômage : octobre 2014.


3 millions 460 mille 900 personnes étaient en octobre dernier inscrites à Pôle Emploi, en catégorie A, c'est-à-dire sans aucune activité. (+0,8 % sur un mois, + 5,5% sur un an  )
Chaque mois, on ne parle quasiment que de la catégorie A. Le minisphère pense aux laissés pour compte : les demandeurs d'emploi des autres catégories. Et ils sont (très) nombreux aussi :

  • Catégorie B : ils étaient 672 700  en octobre dernier. (-0,7% sur un mois)
Ces inscrits à Pôle Emploi ont travaillé un petit peu le mois précédent : quelques heures, ou plusieurs jours... mais pas plus de 78 heures dans le mois. Le salaire de leur activité réduite est complété par Pôle Emploi. Notez qu'ils restent "tenus d'accomplir des actes positifs de recherche d'emploi". En clair, de chercher un boulot.

  • Catégorie C :  1.020.600 personnes . (+0,3 sur un mois)
Eux aussi doivent accomplir des actes positifs de recherche d'emploi. Eux aussi ont travaillé, mais plus de 78 heures dans le mois et ils ne doivent pas dépasser 110 heures au risque de ne toucher aucune indemnité.

  • Catégorie D : 277 500  personnes. (-0,2% sur un mois)
Cette catégorie regroupe les personnes sans emploi qui ne sont pas disponibles, car en formation, en arrêt maladie, ou en congé maternité. Elles ne sont donc pas tenues de rechercher activement un travail, pendant cette indisponibilité.

  • Catégorie E :  390 600 personnes. (-1 % )
Non tenues de chercher du travail car considérées comme étant "en emploi".
Ce sont pour la plupart des bénéficiaires des fameux contrats aidés : contrats uniques d'insertion, contrats de génération et autres emplois d'avenir
Ces contrats aidés sont subventionnés par les pouvoirs publics et destinés aux personnes les plus éloignées de l'emploi ou ayant des "difficultés d’insertion professionnelle" :
les jeunes, les chômeurs de longue durée, ou encore les allocataires de minima sociaux


Et maintenant, on fait les comptes

  • A+B+C+D =  5 millions 431 mille 700  personnes inscrites à Pôle emploi.  Et même 5 millions 822 mille 300  si l'on ajoute la catégorie E...

  • N'oublions pas ceux qui ont été radiés administrativement par Pôle emploi. Ils sortent des listes le temps de leur radiation, mais restent des chômeurs. Ils étaient 47 900 en octobre dernier ( +12% sur un mois ) Pour en savoir plus sur les radiations administratives, lisez notre dossier.

24/10/2014

[Communiqué de Presq'] spécial




Publication des chiffres du chômage : septembre 2014.


3 millions 432 mille 500 personnes étaient en septembre dernier inscrites à Pôle Emploi, en catégorie A, c'est-à-dire sans aucune activité. (+0,6 % sur un mois, + 4,3% sur un an  )
Chaque mois, on ne parle quasiment que de la catégorie A. Le minisphère pense aux laissés pour compte : les demandeurs d'emploi des autres catégories. Et ils sont (très) nombreux aussi :

  • Catégorie B : ils étaient 677 700  en septembre dernier. (+1,1% sur un mois)
Ces inscrits à Pôle Emploi ont travaillé un petit peu le mois précédent : quelques heures, ou plusieurs jours... mais pas plus de 78 heures dans le mois. Le salaire de leur activité réduite est complété par Pôle Emploi. Notez qu'ils restent "tenus d'accomplir des actes positifs de recherche d'emploi". En clair, de chercher un boulot.

  • Catégorie C :  1.018.000 personnes . (+2,4  sur un mois)
Eux aussi doivent accomplir des actes positifs de recherche d'emploi. Eux aussi ont travaillé, mais plus de 78 heures dans le mois et ils ne doivent pas dépasser 110 heures au risque de ne toucher aucune indemnité.

  • Catégorie D : 278 100  personnes. (+6,9% sur un mois)
Cette catégorie regroupe les personnes sans emploi qui ne sont pas disponibles, car en formation, en arrêt maladie, ou en congé maternité. Elles ne sont donc pas tenues de rechercher activement un travail, pendant cette indisponibilité.

  • Catégorie E :  394 600 personnes. (+0,2 % )
Non tenues de chercher du travail car considérées comme étant "en emploi".
Ce sont pour la plupart des bénéficiaires des fameux contrats aidés : contrats uniques d'insertion, contrats de génération et autres emplois d'avenir
Ces contrats aidés sont subventionnés par les pouvoirs publics et destinés aux personnes les plus éloignées de l'emploi ou ayant des "difficultés d’insertion professionnelle" :
les jeunes, les chômeurs de longue durée, ou encore les allocataires de minima sociaux


Et maintenant, on fait les comptes

  • A+B+C+D =  5 millions 406 mille 300  personnes inscrites à Pôle emploi.  Et même 5 millions 800 mille 900  si l'on ajoute la catégorie E...

  • N'oublions pas ceux qui ont été radiés administrativement par Pôle emploi. Ils sortent des listes le temps de leur radiation, mais restent des chômeurs. Ils étaient 42 700 en septembre dernier ( -18,7% sur un mois ) Pour en savoir plus sur les radiations administratives, lisez notre dossier.

25/07/2014

[Communiqué] de Presq' spécial




Publication des chiffres du chômage : juin 2014.


3 millions 398 mille 300 personnes étaient en juin dernier inscrites à Pôle Emploi, en catégorie A, c'est-à-dire sans aucune activité. ( +0,3 % sur un mois, +4% sur un an  )
Chaque mois, on ne parle quasiment que de la catégorie A. Le minisphère pense aux laissés pour compte : les demandeurs d'emploi des autres catégories. Et ils sont (très) nombreux aussi :

  • Catégorie B : ils étaient 663 600  en juin dernier. (+0,1%)
Ces inscrits à Pôle Emploi ont travaillé un petit peu le mois précédent : quelques heures, ou plusieurs jours... mais pas plus de 78 heures dans le mois. Le salaire de leur activité réduite est complété par Pôle Emploi (attention, après 15 mois de cumul, c'est terminé MAIS cette limite de 15 mois devrait disparaître avec la nouvelle convention en octobre 2014). Notez qu'ils restent "tenus d'accomplir des actes positifs de recherche d'emploi". En clair, de chercher un boulot.

  • Catégorie C :  981 300 personnes . (+1,3 %)
Eux aussi doivent accomplir des actes positifs de recherche d'emploi. Eux aussi ont travaillé, mais plus de 78 heures dans le mois et ils ne doivent pas dépasser 110 heures au risque de ne toucher aucune indemnité.

  • Catégorie D : 279 900  personnes. (-0,6 %)
Cette catégorie regroupe les personnes sans emploi qui ne sont pas disponibles, car en formation, en arrêt maladie, ou en congé maternité. Elles ne sont donc pas tenues de rechercher activement un travail, pendant cette indisponibilité.

  • Catégorie E :  396 300 personnes. (+0,6 % )
Non tenues de chercher du travail car considérées comme étant "en emploi".
Ce sont pour la plupart des bénéficiaires des fameux contrats aidés : contrats uniques d'insertion, contrats de génération et autres emplois d'avenir
Ces contrats aidés sont subventionnés par les pouvoirs publics et destinés aux personnes les plus éloignées de l'emploi ou ayant des "difficultés d’insertion professionnelle" :
les jeunes, les chômeurs de longue durée, ou encore les allocataires de minima sociaux


Et maintenant, on fait les comptes

  • A+B+C+D =  5 millions 323 mille 100  personnes inscrites à Pôle emploi.  Et même 5 millions 719 mille 400  si l'on ajoute la catégorie E...

  • N'oublions pas ceux qui ont été radiés administrativement par Pôle emploi. Ils sortent des listes le temps de leur radiation, mais restent des chômeurs. Ils étaient 51 100 en juin dernier ( +14,3 % sur un mois ) Pour en savoir plus sur les radiations administratives, lisez notre dossier.

26/06/2014

[Communiqué de Presq] spécial




Publication des chiffres du chômage : mai 2014.


3 millions 388 mille 900 personnes étaient en mai dernier inscrites à Pôle Emploi, en catégorie A, c'est-à-dire sans aucune activité. ( +0,7 % sur un mois  )
Chaque mois, on ne parle quasiment que de la catégorie A. Le minisphère pense aux laissés pour compte : les demandeurs d'emploi des autres catégories. Et ils sont (très) nombreux aussi :

  • Catégorie B : ils étaient 662 700  en mai dernier. (+1%)
Ces inscrits à Pôle Emploi ont travaillé un petit peu le mois précédent : quelques heures, ou plusieurs jours... mais pas plus de 78 heures dans le mois. Le salaire de leur activité réduite est complété par Pôle Emploi (attention, après 15 mois de cumul, c'est terminé MAIS cette limite de 15 mois devrait disparaître avec la nouvelle convention en juillet 2014). Notez qu'ils restent "tenus d'accomplir des actes positifs de recherche d'emploi". En clair, de chercher un boulot.

  • Catégorie C :  968 600 personnes . (+0,3 %)
Eux aussi doivent accomplir des actes positifs de recherche d'emploi. Eux aussi ont travaillé, mais plus de 78 heures dans le mois et ils ne doivent pas dépasser 110 heures au risque de ne toucher aucune indemnité.

  • Catégorie D : 281 700  personnes. (-0,2 %)
Cette catégorie regroupe les personnes sans emploi qui ne sont pas disponibles, car en formation, en arrêt maladie, ou en congé maternité. Elles ne sont donc pas tenues de rechercher activement un travail, pendant cette indisponibilité.

  • Catégorie E :  393 800 personnes. (-0,2 % )
Non tenues de chercher du travail car considérées comme étant "en emploi".
Ce sont pour la plupart des bénéficiaires des fameux contrats aidés : contrats uniques d'insertion, contrats de génération et autres emplois d'avenir
Ces contrats aidés sont subventionnés par les pouvoirs publics et destinés aux personnes les plus éloignées de l'emploi ou ayant des "difficultés d’insertion professionnelle" :
les jeunes, les chômeurs de longue durée, ou encore les allocataires de minima sociaux


Et maintenant, on fait les comptes

  • A+B+C+D =  5 millions 301 mille 900  personnes inscrites à Pôle emploi.  Et même 5 millions  695 mille 700  si l'on ajoute la catégorie E...

  • N'oublions pas ceux qui ont été radiés administrativement par Pôle emploi. Ils sortent des listes le temps de leur radiation, mais restent des chômeurs. Ils étaient 44 700 dernier ( - 9,7 % sur un mois ) Pour en savoir plus sur les radiations administratives, lisez notre dossier.

24/06/2014

[Témoignage] "Pôle emploi, je ne les intéresse pas"

Mieux vaut être armé de patience face à Pôle emploi.
Dessin : L'Agenda d'Agathe

 

 

Nous avons reçu le témoignage d'un demandeur d'emploi qui se considère comme "l'un des grands oubliés de la République". Ses droits lui ont été retirés et il ne comprend pas pourquoi. Il a été menacé de radiation sans raison et il attend depuis des mois d'obtenir un rendez-vous avec un conseiller de Pôle emploi... Nous publions son témoignage tel qu'il nous a été envoyé. Un témoignage qui démontre à quel point il faut parfois être armé de patience et de courage face à la machine Pôle emploi.

Je pense qu’il est nécessaire de faire un petit historique pour comprendre ce récit. Début 2005, n’écoutant que mon courage, je me suis lancé dans une grande aventure, la création d’une société. Cette petite entreprise tournait bien, même trop bien. Je me suis dépensé sans compter pour la faire vivre. Et au bout de sept années, à bout de souffle et d’envie, j’ai vendu mon fond de commerce.

Après quelques mois de repos, j’ai donc décidé de reprendre une activité salariée. Juin 2012, je suis embauché par un lycée en contrat à durée déterminée. D’autres contrats ont succédé au premier et cela sans interruption jusqu’au premier décembre 2013, soit environ 18 mois. Ces divers contrats étaient à temps partiel. Ce lycée, privé, est géré par une association. Cette association gère plusieurs établissements scolaires. Mai 2013, la directrice de l’établissement où je travaille, me propose un second temps partiel dans un autre établissement scolaire. Les deux temps partiel vont former un presque temps plein. Tout était donc pour le mieux dans le meilleur des mondes.

J’ai eu donc, pendant une durée de 7 mois, deux contrats de travail donnés par le même employeur, l’association. Ces contrats se répartissaient de la façon suivante :  Divers CDD sans interruption avec une durée globale de 18 mois, 1 CDI qui court encore, la qualification sur les deux contrats étant la même.

Fin Novembre 2013, le CDD n’est pas reconduit. J’ai donc eu une perte importante de salaire. C’est sur le CDD que j’avais le plus d’heures. J’ai donc adressé un dossier à Pôle Emploi plein de confiance. Début Février, la réponse est tombée. Un CDI concomitant avec un CDD pour le même employeur et la même qualification  me retire les droits à l’ARE. Bon prince, le directeur de l’agence me conseille de faire une demande de RSA.

Je ne vois pas pourquoi je n'ai pas de droits sur cette période cotisée 

Surpris et après une lecture du règlement et des modes d’attribution de l’ARE (Je vous conseille cette lecture édifiante et soporifique), je n’ai trouvé nulle part mon cas de figure. J’ai donc envoyé en recommandé au directeur de l’agence Pôle Emploi, une réclamation concernant le bienfondé de cette décision. Il me semble avoir cotisé pour le chômage pendant 18 mois. Je ne vois pas pourquoi je n’ai pas de droits sur cette période cotisée. La réponse est revenue assez rapidement, confirmant la première décision, mais toujours sans préciser l’article du code d’attribution de l’ARE.

Entre deux, j’ai contacté mon agence pour un rendez-vous auprès d’un conseiller. Etant encore à temps partiel sur le deuxième établissement, j’ai précisé mes jours et horaires de travail, périodes que Pôle Emploi avait déjà, vu qu’ils m’ont demandé les contrats pour définir leur décision. Bien sûr, le rendez-vous proposé a été placé sur mes horaires de travail. Ne pouvant y aller, préférant travailler et gagner un peu de sous, j’ai appelé le fameux 3949 deux fois pour signaler que je ne pouvais me rendre au rendez-vous. A chaque fois, l’opérateur téléphonique m’a assuré que ma demande était prise en compte et qu’un nouveau rendez-vous allait être fixé. Je dois donc être naïf. 

 Deux jours après l’échéance, nouveau courrier pour me menacer d’une radiation. N’étant pas avare de recommandé, j’ai donc envoyé une bafouille assez sèche ainsi que le double du premier courrier ou je contestais la décision. Je dois préciser que face à un recommandé, l’agence Pôle Emploi n’est pas obligé de signer. Cela laisse ouverte la porte à beaucoup de laxisme. 

Cela fait 26 mois que je n’ai eu aucun rendez-vous de la part de Pôle Emploi

Je remarque aussi que le premier courrier, virulent, a causé cette menace de radiation. Nous sommes le 4 Février 2014. Je tiens à préciser la date. Encore bon prince, le directeur de Pôle emploi convient que je ne pouvais me rendre au rendez-vous et me garde dans sa grande maison. Il écrit aussi cette petite phrase : « Je vais demander à votre conseiller de fixer un nouveau rendez-vous, le plus vite possible ».  Nous sommes fin Juin 2014. Nous n’avons donc pas la même définition de la vitesse. Cela fait 26 mois que je n’ai eu aucun rendez-vous de la part de Pôle Emploi. Je ne les intéresse pas. Je ne leur coûte rien. Je fais donc maintenant partie des grands oubliés de la République.  Et pendant ce temps là, mes petites économies, issues de la vente de ma société, fondent à grande vitesse. Ma femme ayant un salaire modeste, et moi, un demi-smic, nous n’avons pas droit au RSA, même avec deux enfants.

Le médiateur me confirme que le responsable de l’agence ne lui communique pas les pièces de mon dossier.

Ne désirant pas en rester là, j’ai décidé d’écrire au Médiateur de Pôle Emploi. Cette personne m’a répondu assez vite. J’ai donc repris espoir. Le premier contact a eu lieu début mars. J’ai vite déchanté. L’agence ne transmet pas le dossier au Médiateur. Elle laisse traîner les choses, espérant certainement que je vais me lasser. 

Zut, je suis un têtu. Je ne lâche pas souvent. Le dernier mail du médiateur me confirme que le responsable de l’agence ne lui communique pas les pièces de mon dossier. Alors, ou le Médiateur me ment, ou le responsable de l’agence ne veut pas que ce dossier soit ouvert. Malgré mes mails fréquents, le Médiateur ne me répond plus. Il vient de basculer du côté sombre de la force. Je ne sais pas, je ne sais plus. Je sais seulement que la plus grande administration de France (5 Millions de chômeurs) vient de me torpiller.

Qui peut me sauver. J’ai donc décidé d’écrire à Dieu, délaissant ses saints. Réponse laconique de l’Elysée : Le Président ne peut interférer dans la décision d’un Médiateur. Voilà où nous en sommes. Le monde politique fait des effets de manche, l’Administration se terre derrière un code qu’elle écrit au fur et à mesure. La Justice est partie se reposer, terrassée par les affaires étouffées. La Fraternité n’existe presque plus, l’Egalité devient une utopie. Il nous reste la Liberté de nous taire. Tout cela parce que j’ai accepté un second travail et que j’ai désiré travailler un peu plus. Si j’avais gardé uniquement le CDD et refusé le CDI, Pôle Emploi m’aurait versé l’ARE et j’aurais touché plus. La situation est donc assez cocasse. Pôle Emploi préfère privilégier le non emploi. Je ne vois donc pas baisser le chômage rapidement. Pour conclure, je joins un petit texte qui définit notre société actuelle. Comprenne qui pourra. Je continuerai à me battre pour mes droits. Je vous le redis, je suis un têtu.

29/05/2014

[Communiqué de Presq] spécial




Publication des chiffres du chômage : avril 2014.


3 millions 364 mille 100 personnes étaient en avril dernier inscrites à Pôle Emploi, en catégorie A, c'est-à-dire sans aucune activité. ( +0,4 % sur un mois  )
Chaque mois, on ne parle quasiment que de la catégorie A. Le minisphère pense aux laissés pour compte : les demandeurs d'emploi des autres catégories. Et ils sont (très) nombreux aussi :

  • Catégorie B : ils étaient  656.400  en mars dernier. (-0,1%)
Ces inscrits à Pôle Emploi ont travaillé un petit peu le mois précédent : quelques heures, ou plusieurs jours... mais pas plus de 78 heures dans le mois. Le salaire de leur activité réduite est complété par Pôle Emploi (attention, après 15 mois de cumul, c'est terminé MAIS cette limite de 15 mois devrait disparaître avec la nouvelle convention en juillet 2014). Notez qu'ils restent "tenus d'accomplir des actes positifs de recherche d'emploi". En clair, de chercher un boulot.

  • Catégorie C : 965.400  personnes .(+2,3%)
Eux aussi doivent accomplir des actes positifs de recherche d'emploi. Eux aussi ont travaillé, mais plus de 78 heures dans le mois et ils ne doivent pas dépasser 110 heures au risque de ne toucher aucune indemnité.

  • Catégorie D :  282.200 personnes. (+0,9%)
Cette catégorie regroupe les personnes sans emploi qui ne sont pas disponibles, car en formation, en arrêt maladie, ou en congé maternité. Elles ne sont donc pas tenues de rechercher activement un travail, pendant cette indisponibilité.

  • Catégorie E :  394.700 personnes. (+0,6% )
Non tenues de chercher du travail car considérées comme étant "en emploi".
Ce sont pour la plupart des bénéficiaires des fameux contrats aidés : contrats uniques d'insertion, contrats de génération et autres emplois d'avenir
Ces contrats aidés sont subventionnés par les pouvoirs publics et destinés aux personnes les plus éloignées de l'emploi ou ayant des "difficultés d’insertion professionnelle" :
les jeunes, les chômeurs de longue durée, ou encore les allocataires de minima sociaux


Et maintenant, on fait les comptes

  • A+B+C+D =  5 millions 268 mille 100 personnes inscrites à Pôle emploi.  Et même 5 millions 662 mille  800 si l'on ajoute la catégorie E...
  • N'oublions pas ceux qui ont été radiés administrativement par Pôle emploi. Ils sortent des listes le temps de leur radiation, mais restent des chômeurs. Ils étaient 49.500 en avril dernier ( -6,6 % sur un mois ) Pour en savoir plus sur les radiations administratives, lisez notre dossier.

25/04/2014

[Communiqué de Presq'] spécial




Publication des chiffres du chômage : mars 2014.


3 millions 349 mille 300 personnes étaient en mars dernier inscrites à Pôle Emploi, en catégorie A, c'est-à-dire sans aucune activité. ( Stable : 0% sur un mois  )
Chaque mois, on ne parle quasiment que de la catégorie A. Le minisphère pense aux laissés pour compte : les demandeurs d'emploi des autres catégories. Et ils sont (très) nombreux aussi :

  • Catégorie B : ils étaient  656.800  en mars dernier. (+2,1%)
Ces inscrits à Pôle Emploi ont travaillé un petit peu le mois précédent : quelques heures, ou plusieurs jours... mais pas plus de 78 heures dans le mois. Le salaire de leur activité réduite est complété par Pôle Emploi (attention, après 15 mois de cumul, c'est terminé MAIS cette limite de 15 mois devrait disparaître avec la nouvelle convention en juillet 2014). Notez qu'ils restent "tenus d'accomplir des actes positifs de recherche d'emploi". En clair, de chercher un boulot.

  • Catégorie C : 943.400  personnes .(-0,3%)
Eux aussi doivent accomplir des actes positifs de recherche d'emploi. Eux aussi ont travaillé, mais plus de 78 heures dans le mois et ils ne doivent pas dépasser 110 heures au risque de ne toucher aucune indemnité.

  • Catégorie D :  279.800 personnes. (-1,3%)
Cette catégorie regroupe les personnes sans emploi qui ne sont pas disponibles, car en formation, en arrêt maladie, ou en congé maternité. Elles ne sont donc pas tenues de rechercher activement un travail, pendant cette indisponibilité.

  • Catégorie E :  392.400 personnes. (+0,5% )
Non tenues de chercher du travail car considérées comme étant "en emploi".
Ce sont pour la plupart des bénéficiaires des fameux contrats aidés : contrats uniques d'insertion, contrats de génération et autres emplois d'avenir
Ces contrats aidés sont subventionnés par les pouvoirs publics et destinés aux personnes les plus éloignées de l'emploi ou ayant des "difficultés d’insertion professionnelle" :
les jeunes, les chômeurs de longue durée, ou encore les allocataires de minima sociaux


Et maintenant, on fait les comptes

  • A+B+C+D =  5 millions 229 mille 300 personnes inscrites à Pôle emploi.  Et même 5 millions 621 mille  700 si l'on ajoute la catégorie E...
  • N'oublions pas ceux qui ont été radiés administrativement par Pôle emploi. Ils sortent des listes le temps de leur radiation, mais restent des chômeurs. Ils étaient 53.000 en mars dernier ( -8,3 % sur un mois ) Pour en savoir plus sur les radiations administratives, lisez notre dossier.